Les lésions musculaires

Dans le langage courant on entend souvent parler de claquages, d’élongations, de déchirure musculaires. Ces termes correspondent à une ancienne terminologie médicale où l’on pensait que les fibres musculaires se déchiraient lors du traumatisme.

Dorénavant nous préférons parler de lésions musculaires voire de lésions myo-aponévrotiques. En effet nous savons depuis quelques années grâce à l’évolution des échographies qu’il n’y a pas de déchirure mais plutôt un décollement des fibres musculaires entre elles ou par rapport à leur support (l’aponévrose).

Comment reconnaître une lésion musculaire ?

La douleur survient lors d’un effort maximal voire modéré et est assez brutale.

La sensation peut être à titre d’exemple, une sensation de déchirure, de craquement ou de boule dans le muscle.

La lésion musculaire entrainera souvent une impossibilité de poursuivre l’activité voire même une chute.

En fonction de l’atteinte nous distinguerons 4 stades de lésions (du simple décollement jusqu’à la désinsertion) qui seront principalement déterminés après une échographie.

La gravité de la blessure déterminera les délais de récupération pouvant aller d’une à douze semaines voire plus en cas de désinsertion totale puisque dans ce cas le traitement sera chirurgical.

Quel traitement en cas de lésion musculaire ?

En urgence (24-48h) :

  • application de glace au plus tôt
  • compression au niveau de la blessure
  • mise en décharge adaptée à la douleur

Passé ce délai de 48h, il s’agira de mettre en place un traitement kinésithérapique au plus vite afin d’éviter d’éventuelles complications.

Il est important de consulter très rapidement afin d’établir un diagnostic fiable pour évaluer la gravité de la lésion. L’échographie permettra de mettre en évidence ou non la présence d’un hématome qu’il faudra alors drainer au plus vite. Les délais de récupération dépendent beaucoup du drainage rapide de cet hématome.

Le traitement se fera en 2 temps:

  • 1ère phase plutôt orientée sur le drainage et un travail manuel
  • 2ème phase plus basée sur la rééducation avec du renforcement musculaire spécifique.

Comment prévenir ce type de lésion et les récidives ?

Le point important est d’être à l’écoute de son corps et des différents signes précurseurs tels que la fatigue, les petites douleurs musculaires ou tendineuses.

Un échauffement suffisamment long permet d’améliorer la vascularisation du muscle et son élasticité.

Une bonne hydratation pendant et après l’effort permet de reconstituer le stock de sels minéraux perdus pendant l’effort.

Pour éviter les récidives il s’agira de respecter les temps de cicatrisation : une reprise trop précoce ou une rééducation effectuée partiellement sera synonyme de rechute.